La rentrée n’est PAS le moment idéal pour se remettre au sport

Chaque année, c’est la même chose. Septembre revient avec son cortège d’injonctions sportives martelées à grands coups de communication. Tout incite à retrouver discipline et rigueur après le lâcher-prise estival. La rentrée sportive résonne presque comme une obligation sociétale. 

 

Et toi, au milieu de ce tumulte, tu te surprends à y croire encore : cette fois, tu vas t’y mettre pour de bon. Cette fois, tu tiendras tes résolutions. Mais, derrière ce discours rempli de convictions, quelque chose sonne faux. Et si ce fameux « moment parfait » pour changer n’existait pas ? Si la rentrée de septembre n’était qu’un décor marketing où l’on projette nos espoirs… pour mieux nourrir nos échecs ?

L’illusion d’un nouveau départ

Ah, septembre… et sa fameuse « rentrée ». On nous vante partout sur les réseaux sociaux les mérites d’une reprise sportive réussie, à coups d’articles, de vidéos et de promotions commerciales. Les influenceurs et leur routine santé, les méthodes miracles pour perdre 10 kilos, les magazines qui promettent de « transformer ta rentrée »… La motivation est guidée par ces contenus qui pullulent et forgent les représentations collectives. Mais, derrière le message, se cache bel et bien une aubaine marketing et culturelle qui surfe sur l’espoir (ou plutôt le désespoir) de toutes celles qui luttent contre leur silhouette

 

La « rentrée sportive » n’est qu’une mise en scène savamment orchestrée par ceux qui ont quelque chose à vendre.

On nous parle de « reset mental », d’un retour au cadre après le laisser-aller des vacances. Même adulte, tout semble fait pour nous replonger dans le schéma bien rodé dans lequel nous avons été formatés : celui de l’ordre imposé, du rythme strict, de l’effort à fournir, bon gré, mal gré. 

 

Mais, comme l’écolier qui perd son élan une fois passée l’effervescence des premiers jours, les adultes que nous sommes se heurtent vite à la lourdeur d’un quotidien oppressant. Résultat : les bonnes résolutions sportives s’éteignent, discrètement, mais sûrement, laissant derrière elles le goût amer d’un élan avorté.

Notre besoin de tremplin motivationnel

Pourquoi éprouvons-nous tant le besoin de nous projeter ? 

 

Psychologiquement, on se laisse séduire par ces « moments parfaits » censés incarner le point de départ idéal. Utiliser le bon timing comme verrou mental permet de nous préparer à un changement plutôt que de nous précipiter sans plan. Le lundi, le 1ᵉʳ du mois ou le matin au saut du lit sont autant de départs symboliques qui, sous couvert de renfort à la motivation, cachent souvent une procrastination liée à la peur du changement, à l’anxiété de quitter le confort dans lequel on se complaît, au profit d’efforts et de restrictions que l’on imagine difficiles à supporter au quotidien.

 

Le fameux « reculer pour mieux sauter » devient une rampe de lancement vers des objectifs parfois ambitieux, sur lesquels on fonde de lourds espoirs. Et malheur à celles qui loupent le coche du timing parfait ! En ratant le départ, on se retrouve prisonnière d’un cercle vicieux : « foutu pour foutu, autant tout lâcher ». L’échec d’un démarrage manqué devient une excuse pour repousser encore. Derrière chaque report, il y a cette croyance tenace qu’un jour parfait viendra, un jour où tout semblera aligné pour enfin passer à l’action. Mais ce jour ne vient pas. Ou, s’il vient, il se révèle aussi imparfait que tous les autres.

 

 

Comment obtenir le fameux déclic ?

Tout d’abord, cesse de te juger lorsque tu retardes la mise en place des actions et arrête de considérer la préparation à l’excès comme une stratégie efficace. Prendre soin de son corps n’a rien de spectaculaire ni d’extraordinaire : c’est souvent une succession de petits gestes anodins. Des actions minimes, mais qui créent de l’élan :

  • monter les escaliers plutôt que de prendre l’ascenseur,
  • sortir, marcher régulièrement,
  • jardiner, nettoyer sa maison,
  • s’accorder une séance de sport courte, imparfaite, mais faite.

Le sport ne devrait pas être une promesse saisonnière, mais plutôt une pratique intégrée, au même titre que tous les gestes essentiels que tu mets en place dans ton quotidien.

 

Tu le sais déjà ? Alors parfait ! Penses-y simplement et commence petit à petit. L’action immédiate, même minime, sera toujours meilleure qu’un engagement non tenu.

 

Plus tard, essaie d’augmenter le niveau. Mobilise tes articulations, renforce tes muscles, travaille ta souplesse. Viendra un jour où ton corps en réclamera plus : le cœur qui s’accélère, la sensation de légèreté après l’effort. Ce jour-là, surprends-toi à tester de nouvelles choses comme la course à pied, ou bien, une séance cardio, histoire de libérer une bonne dose d’endorphines ☺.

 

Sache-le, tu n’as pas besoin d’être motivée pour bouger. Il faut juste faire ce qu’il y a à faire, avec une certaine discipline, en se rappelant qu’il vaut mieux peu que pas du tout.

Mini-séance express : 5 minutes pour passer à l’action, là, maintenant

Pas besoin d’attendre lundi ou le 1ᵉʳ du mois pour prendre soin de toi. Si tu veux te mettre en mouvement, mais que tu ignores par quoi commencer, essaie cette routine rapide dès aujourd’hui. Elle ne demande ni matériel ni espace particulier, mais elle peut suffire à enclencher la dynamique.

  • Respiration profonde — 30 secondes. Inspire par le nez, lève les bras au-dessus de la tête. Expire en les abaissant doucement. Répète trois fois.
  • Squats lents — 1 minute. Pieds écartés largeur d’épaules. Descends lentement en poussant les fesses vers l’arrière, remonte en serrant les fessiers et en poussant sur tes talons.
  • Pompes contre un mur — 1 minute. Place les mains à hauteur d’épaules, recule légèrement les pieds et pousse contre le mur en expirant.
  • Planche sur les genoux — 30 secondes. Genoux au sol, coudes alignés sous les épaules. Serre les abdos, garde le dos droit et maintiens 30 secondes sans creuser le dos.
  • Fentes alternées — 1 minute. Avance une jambe et recule la seconde loin derrière, plie légèrement les genoux puis descends. Change de jambe à chaque répétition.
  • Étirement global — 1 minute. Assise sur les talons, grandis-toi, puis expire et penche-toi doucement vers l’avant.

Tu l’auras compris, le vrai déclic ne viendra sans doute jamais d’une date gravée dans le calendrier. Il se cachera plutôt dans une respiration profonde, un jour où tu enfileras tes baskets sans réfléchir. Un matin où ton corps te réclamera l’effort comme il te réclame l’air pour vivre. Et c’est là, dans cet instant ordinaire, que tu réaliseras qu’il n’y a jamais eu de deadline à attendre : il n’y avait que toi, prête à commencer.

 

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Coach MuslimaFit

Rédigé avec cœur par Emiline d'Al Qalam Rédac 

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